Le peuple béni

Publié le par Célestin S. Mansévani

LE  PEUPLE  BÉNI

Dans un des mes derniers articles intitulé « Le peuple maudit », j’ai parlé de l’Afrique noire qui tarde à se développer ainsi que des raisons que d’aucuns attribuent à cette situation. Il y a surtout été question de sorcellerie et de mentalités. Je suis arrivé à la conclusion que, contrairement à l’opinion de certaines personnes, le peuple noir n’est pas un peuple maudit et que ce sont les pratiques rétrogrades qu’il nous faut bannir.

Pour ceux qui croyaient que les organisations ésotériques étaient le seul apanage des Africains et l’exclusivité des inventions celui des Blancs et autres peuples, j’ai démontré le contraire. S’agissant de ce dernier chapitre, j’ai cité quelques noms d’inventeurs de race noire dont chacun peut consulter la liste sur Firefox.  J’ai malencontreusement omis de mentionner  Cheik Modibo Diarra. Ceux et celles que cela intéresse peuvent consulter la biographie et les réalisations de cet astrophysicien malien. Voici ce qu’en dit l’Agence France Presse.

Cheik Modibo Diarra a travaillé a participé à différents programmes de l’Agence spatiale américaine (Nasa), dont Mars Observer et Pathfinder, avant de se consacrer au développement et à l’éducation en Afrique à travers des initiatives comme la Fondation Pathfinder pour l’éducation et le développement, qu’il a créée » D’ailleurs il a été récemment nommé président de Microsoft Afrique, un poste basé à Johannesburg (Afrique du Sud). Il est aussi ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco, et a été président de l’Université virtuelle africaine (Uva) basée à Nairobi (Kenya).

Auteur : AFP

Mais je veux surtout attirer votre attention sur une autre inventrice présentée dernièrement sur www.africamaat.com. Il s’agit de Sandrine Ngalula Mubenga, une jeune savante originaire de la République Démocratique du Congo. D’elle aussi, on trouvera facilement des articles grâce à Google. Je m’en vais quand même vous résumer, en peu de mots, la partie de son profil qui nous intéresse.

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Ingénieur en électricité, diplômée en Génie électrique de l’université de Toledo de l’État de Ohio aux U.S.A., elle a inventé un système solaire portable qui procure de l’électricité à partir d’un panneau solaire. Poursuivant ses études de maîtrise en Génie électrique sous la direction du Dr. Stuart, une sommité en la matière, elle a récemment fait une démonstration sur les technologies alternatives, laquelle rend une voiture électrique hybride en y intégrant une pile  à combustible à hydrogène. La voiture créée roule en utilisant l’hydrogène comme carburant et le courant direct.

Cette voiture ne pollue pas puisque l’eau pure est son seul déchet. La pile à combustible se sert de gaz hydrogène et d’air pur pour générer du courant électrique, lequel fait tourner les roues de la voiture. Pour produire cette hydrogène,

l’ingénieur a créé une station, alimentée par un système solaire qui produit de l’électricité et constituée d’une machine à électrolyse qui décompose de l’eau en hydrogène et oxygène.

Toujours selon www.africamaat.com, Mme Sandrine Mubenga compte vulgariser sa découverte en électrifiant les villages de son pays, la République Démocratique du Congo où, malgré le célèbre  barrage hydroélectrique d’Inga et d’autres centrales de production et de distribution d’électricité, les villageois continuent à utiliser la lampe à pétrole.

Je ne puis que féliciter ce génie, à peine âgé de 24 ans,  qui vient de confirmer l’adage suivant : « Pour une valeur bien née, la valeur n’attend point le nombre des années » Comme je n’ai cessé de le répéter, ce ne sont pas les talents qui manquent en Afrique. Il a fallu que la jeune prodige aille étudier aux États Unis pour qu’elle réalise son rêve. Qu’à cela ne tienne, je lui souhaite bonne chance et je souhaite que les autorités politiques du pays lui permettront  de réaliser son projet pour le bongeur de nos populations rurale.  Je suis très fier de ma compatriote.

J’espère, par contre,  que cette trouvaille ne va pas se limiter à la seule R.D.C. Les hautes institutions politiques et financières internationales, qui ont à cœur l’amélioration des conditions de vie dans les pays en voie de développement, devraient s’en réjouir et faciliter la vulgarisation de ce système d’éclairage à l’échelle de la planète. Je ne suis pas expert en la matière, mais j’ose espérer qu’une invention de cette ampleur va sûrement apporter quelque contribution à la recherche de solutions pour répondre au cri d’alarme des écologistes qui se triturent les méninges pour sauver notre planète, victime des gaz à effet de serre et autres formes de pollution atmosphérique.

En guise de conclusion, je reviens à mon propos de l’autre jour qui voulait que Dieu n’ait maudit aucun peuple en particulier. Dès lors qu’il nous a dit: «Multipliez !», nous avons le feu vert, peu importe nos origines et notre race. Nous sommes tous des citoyens du monde et tout ce qui concourt au développement de notre planète devrait être encouragé. Blanc, jaune, rouge ou noir, le peuple du monde entier est un peuple béni.

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