Apocalypse 2012.

Publié le par Célestin S. Mansévani

Apocalypse 2012

Depuis que l’apôtre Jean a écrit l’Apocalypse, beaucoup de personnes et organisations ne se gênent nullement de prédire la fin du monde. Par le passé, bien des gens avaient avancé  qu’elle surviendrait à telle date ou à telle autre. Souvenez-vous ! Beaucoup ont soutenu qu’en 2000 tous les systèmes informatiques allaient se dérégler. Ils en ont eu pour leur rhume ! Toutes ces prédictions se sont avérées fausses. Le Christ a dit : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne sait, ni les anges des cieux,, ni le Fils,, mais le Père seul » (Matthieu 24.36) À propos de ce qui suivra cette Apocalypse, les témoins de Jéhovah prétendent qu’il y aura un paradis sur Terre où les hommes et les bêtes pourront cohabiter. Les catholiques et les églises évangéliques, eux,  disent que Jésus-Christ descendra du ciel et viendra prendre les justes pour monter avec eux au ciel ; les méchants, eux, seront jetés avec Satan dans le feu de la géhenne, le feu qui brûle éternellement  mais ne se consume pas.

Depuis de lunes, auteurs écrivains, documentaristes et scénaristes ont écrit des bouquins et réalisé des films sur ce thème. Le dernier de ceux-ci en date s’intitule « Apocalypse 2001. »  Voici un commentaire émis par un internaute il y a un an, qui nous explique brièvement ce dont il s’agit.

 APOCALYPSE 2012 : 1 prophétie, 1 film gros budget... Manipulation ?

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Concordance de plusieurs prophéties... le calendrier maya prend fin le 21 décembre 2012... NOS ASTRONOMES MODERNES sont formels : le 21 décembre 2012, la Terre sera parfaitement alignée avec le Soleil et le centre de la galaxie de la Voie Lactée ! Cela se produit tous les 25800 ans. Voilà c'est à peu près tout mais on peut construire autour de ça pour faire un super film catastrophe américain (sortie en novembre 2009) et aggraver le malaise mondial ! ah... argent quand tu nous tient !! Alain Floch. http://alainfloch.spaces.live.com

Les films présentant des catastrophes sont très prisés au pays de l’oncle Sam. Il n’y a qu’à penser à « Apocalypse Now » ainsi qu’à d’autres dont voici la liste : The Day the Earth Stood Still (1951) Robert Wise, The War of the Worlds (1953) Byron Haskin, Dawn of the Dead (1978) George A. Romero,  The Day After (1983) Nicholas Meyer, Children of Men (2006) Alfonso Cuaron, End of the World (1977) John Hayes, The Swarm (1978) Irwin Allen, Attack of the Killer Tomatoes (1978) Tom De Bello,  Meteor (1979) Ronald Neame , Independence Day (1996) Roland Emmerich. Comme d’habitude, 2012 a été soumis aux critiques des analystes. Voici ce que David Germain de l’Agence canadienne de presse en a dit :

« LOS ANGELES — L'apocalypse a apporté des millions de dollars au box-office avec "2012", un film catastrophe qui réalise 225 millions $ US de recettes dans le monde entier, et arrive en tête du box-office nord-américain du week-end. Le film de Roland Emmerich, un spécialiste de la fin du monde ("Independance Day", "Le Jour d'Après") a pour vedettes John Cusack et Danny Glover. Déjà distribué dans le monde, le film a récolté 65 millions$ US dans les salles nord-américaines ce week-end, un peu moins bien que les 68,7 millions $ US du "Jour d'Après" lors de sa sortie. "Le drôle de Noël de Scrooge" des studios Disney a glissé à la deuxième place, avec 22,3 millions $ US, 26 pour cent de moins que son week-end de sortie. En dix jours, l'aventure de vacances de Jim Carrey a engrangé 63 millions $ US. "Precious" chez Lionsgate, basé sur le roman "Push" de Sapphire est monté dans le Top-10 après ses débuts remarqués dans un nombre de salles limitées. Quatrième du classement, "Precious" a récolté 6,1 millions $ US de recettes sur 174 salles, soit 35 000 dollars $ US par écran. En comparaison "2012" rapporte 19 095 dollars $ US en moyenne pour une salle. La comédie animée de Fox Searchlight "Fantastic Mr Fox", d'après un roman de Roald Dahl, avec les voix de Meryl Streep, Bill Murray et George Clooney, attire aussi des audiences importantes pour un nombre de salles limitées, 260 000 dollars $ US pour quatre salles ».

Le Québec est une province du Canada où les gens aiment aller au cinéma. Lorsqu’un nouveau film sort en salle, les journaux et les stations de télévision en font la promotion et les gens se précipitent aux guichets. Toutefois, les cinéphiles se déplacent surtout pour aller voir des films américains. Les films locaux présentent peu d’intérêts pour eux. Voici un article qui en dit long.

Dossiers de films > Le cinéma québécois en crise: la faute des américains? Isabelle Hontebeyrie

Au Québec, les recettes du box-office ne cessent de baisser depuis trois ans. En 2008, d’après les chiffres publiés par Cinéac, le cinéma québécois n’a réalisé des recettes que de 17 millions $, une baisse de plus de 10% par rapport à 2007.

Il y a quelques jours, dans le cadre de notre dossier [Décryptage] Box-office 2008: les vrais chiffres, nous analysions les chiffres du box-office américain pour 2008, soulignant que si les recettes avaient augmenté en Amérique du Nord, la fréquentation en salle avait, elle, baissé. De plus, à cause de la stratégie hollywoodienne actuelle de concentrer les budgets de production sur de gros blockbusters, les studios en viennent à dépendre de plus en plus des marchés étrangers. Cette tendance se confirme avec les chiffres publiés le 7 janvier dernier par Cinéac (consultez Box office 2008 – Les résultats des films québécois et leur analyse dans le texte Box office 2008, le cinéma québécois malade?).

L’auteur nous parle ici du nombre des Québécois qui sont allés en salles pour voir un film.

Il ne faut cependant pas confondre l’affluence et les recettes réalisées au Québec avec les cotes au niveau international. Le tableau ci-dessous nous donne un aperçu d’une part des recettes au Québec ( 2ème colonne) et d’autre part des recettes mondiales (3ème colonne). Ainsi, on constatera que le film Cruising Bar n’a été diffusé qu’au Québec où il a occasionné des recettes de 3, 45 millions pendant que les autres films du même tableau ont généré des centaines de millions de dollars à travers le monde.

Pour 2008, les 10 films les plus populaires au Québec ont été les suivants et j’ai ajouté un comparatif avec les films les plus populaires aux États-Unis pour la même période:

Film

Recettes totales au Québec

Recettes totales aux États-Unis

The Dark Knight

8,73 millions

531 millions

Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull

5,65 millions

317 millions

Iron Man

4,75 millions

418 millions

Hancock

4,04 millions

228 millions

Quantum of Solace

4,04 millions

164 millions

Twilight

3,81 millions

170 millions

Madagascar: Escape 2 Africa

3,67 millions

175 millions

Cruising Bar 2

3,45 millions

n/a

Journey to the Center of the Earth

3,41 millions

102 millions

Wall-E

3,15 millions

224 millions

 

Je n’ai nullement l’intention de vous fatiguer avec toutes les critiques qui ont été émises par les spécialistes qui ont étudié la question à fond. Je vais tout simplement résumer l’ensemble par le constat final. Les mordus de la lecture peuvent toujours cliquer sur le lien ci-dessous. Le déclin du cinéma québécois

 Revenons à Isabelle Hontebeyrie qui poursuit: 

Et si on arrêtait les jérémiades, les analyses, et le lynchage de Hollywood pour dire ce qui n’est, je l’avoue, pas très politically correct de signaler: que, dans l’ensemble, les films québécois sont moins bons que les films américains. Et non, je ne pense sincèrement pas que c’est à coups de subventions qu’on réglera le problème. Comme le dit si bien Films Québec, le cinéma québécois est malade.

Mais ça, malheureusement, il ne faut surtout pas le dire.

Voici quand même un autre titre qui fait réfléchir et que vous pouvez toujours lire, si le cœur vous en dit.  Moi, en tout cas, si je dois livrer le fond de ma pensée, je résumerais la situation comme suit : L’échec du cinéma québécois est une réalité, il ne faut pas se le cacher. Si nous tenons compte de la loi de l’offre et de la demande, nous constatons que nous sommes seulement 7 millions de Québécois par rapport à 250 millions d’Américains et des milliards d’habitants à travers le monde. Si le Québec pouvait exporter ses productions vers le reste du Canada ainsi que vers nos voisins du sud et sur l’étendue de la planète, il pourrait réaliser de grosses recettes. Malheureusement, les films québécois ne sont diffusés qu’au Québec. Or, étant donné que les cinéphiles préfèrent les films américains, même à l’intérieur de la province, les profits sont mitigés. Il y a un autre gros problème. Les producteurs d’ici n’ont pas d’argent. Ici, les grands films coûtent 3 millions en coûts de production. Aux USA, ils frôlent ou dépassent les 100 millions. Les producteurs d’ici comptent surtout sur des subventions gouvernementales. Quand ils les reçoivent, ils se les partagent entre eux. Qu’il s’agisse de films ou de séries télévisées, les scénarios sont ennuyants à mourir, le jeu des acteurs est forcé et ce sont toujours les mêmes têtes de comédiens que l’on voit. En plus, ces derniers ne sont pas seulement des acteurs. Ils sont journalistes ici, animateurs là-bas, humoristes les samedis. Ce sont les mêmes. Le public est fatigué de voir toujours les mêmes gueules. En plus, ils s’expriment dans un français québécois, ce qui fait en sorte que, des fois, le spectateur non Québécois ne pipe pas mot. Dans ces conditions, les producteurs québécois éprouveront toujours des difficultés à se vendre hors de leur province. Ce qui est valable pour les acteurs l’est également pour ceux qui se tiennent derrière la caméra.

J’ai personnellement essayé de prendre des rendez-vous. Les producteurs laissent leurs secrétaires vous répondre : « Envoyez-nous donc votre projet » Vous avez beau pondre un bon scénario, ils vous font attendre six mois avant de vous répondre qu’ils n’ont pas d’argent, qu’ils ont leurs propres projets, et patati patata. Mon premier projet de roman feuilleton intitulé « Homo Sapiens », et un autre « Oh ! La ! La ! », tous deux des comédies loufoques,  ont subi le même sort. Bafandela dossier ! Les diffuseurs, les distributeurs et les producteurs m’ont fait poireauter pendant une dizaine d’années à cause de ces délais d’attente et du fait qu’il faut attendre la réponse de chacun d’entre eux avant d’e s’en chercher un autre. Je me suis constitué tout un gros dossier que je brandirai un jour. Pendant ce temps, certains de mes propres compatriotes s’en donnaient à cœur joie : « Vieux asila ! » Ça m’a fait très mal ! De guerre las, depuis six ans, je me suis tourné vers WriteMovies d’Hollywood grâce à Internet. Les analystes de celle-ci m’ont tout de suite adopté. Ils ont apprécié mon talent. Ils m’ont affirmé qu’avec mon scénario on ne s’ennuyait jamais et que, à maintes reprises, certaines séquences avaient  provoqué chez-eux des fous rires. Dès lors, ils m’ont aidé à apporter quelques modifications ici et là. J’ai eu un regain d’espoir en me sentant apprécié, encouragé et supporté. Ce sont d’ailleurs ces mêmes analystes qui m’ont conseillé de m’inscrire au concours de TalentScout.com. à l’époque. Ils m’ont cependant recommandé d’être patient et de persévérer car les membres du jury ne font pas dans la dentelle. Je n’ai pas hésité. « Homo Sapiens » s’est aussitôt classé parmi les 8 finalistes. Les analystes m’ont félicité pour cette performance mais ils m’ont cependant conseillé de revoir mes dialogues en français québécois dont certaines expressions seraient incompréhensibles hors Québec. C’est normal. J’avais écrit cette série de 39 épisodes de 60 minutes chacun pour les Québécois ! À cause de cela, j’ai raté le podium d’un poil à ma première participation !

J’ai donc décidé de passer à d’autres projets en attendant de reprendre les dialogues du premier que je me garde pour plus tard. J’aurais perdu trop de temps à tout défaire et refaire.

Aujourd’hui je ne regrette pas l’indifférence et la discrimination dont j’ai été victime de la part des producteurs québécois. S’il y a de la notoriété à aller chercher, c’est vers les États Unis qu’il faut se tourner. Figurez-vous ! Le film québécois qui a généré le plus de recettes au Québec a fait juste 3,45 millions ! C’est risible ! Pour votre gouverne, voici quelques cachets d’acteurs et actrices d’Hollywood que vous connaissez.

Harrison Ford est l'acteur le mieux payé au monde. L'an passé, il a empoché pas moins de 51.1 millions d'Euros.
pour le film  Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal réalisé par
Steven Spielberg. Ce film a généré 590 millions     d'Euros de bénéfices à travers la planète. Sur la 2ème marche du podium, on retrouve Adam Sandler qui a gagné 43.2 millions d'Euros grâce à 2 films qui ont remporté un franc succès : Histoires Enchantées et Rien que pour vos cheveux. Will Smith occupe la 3ème position de ce top 10 avec 35.4 millions d'Euros de salaire. On a pu le voir dans Hancock et Sept Vies au cours de ces derniers mois. 4ème ex æquo , Eddie Murphy, que l'on retrouvera en septembre dans Dans Ses Rêves et Nicolas Cage qu'on a pu voir dans Benjamin Gates et le Livre des Secrets ont gagné 31.3 millions d'Euros chacun. 6ème, Tom Hanks actuellement à l'affiche d'Anges et Démons (27.5 millions d'Euros) ; 7ème, Tom Cruise, qui a fait son grand retour au cinéma grâce à Walkyrie (23.6 millions d'Euros) ;et 8ème ex aequo, Brad Pitt, qui a joué dans L'Etrange Histoire de Benjamin Button et Burn After Reading, Johnny Depp bientôt à l'affiche de Public Ennemie et Jim Carrey qui nous a fait rire dans Yes Man ont empoché 22 millions d'Euros chacun.
Chez les actrices, c'est Reese Witherspoon qui occupe pour la première fois le haut du tableau. La belle peut ainsi réclamer entre 15 et 20 millions de dollars par film. Son Oscar de la meilleure actrice remportée en 2006 pour Walk the Line n'y est sans doute pas pour rien! Viennent ensuite Angelina Jolie, Cameron Diaz et Nicole Kidman, qui verra probablement sa cote remonter avec A la croisée des mondes : la boussole d'or, qui sort mercredi en France. En images : Les 10 actrices les mieux payées de Hollywood

À ce rythme-là, jamais aucun(e) artiste célèbre n’apparaîtra dans un film québécois. Or, au cinéma la personnalité des acteurs et actrices qui interprètent les rôles principaux est très capitale. Par contre, lorsqu’un acteur québécois décroche un rôle dans un film américain, la télévision et la presse écrite en parlent avec fierté : Roy Dupuis tournerait avec Harvey Keitel et Mads Mikkelsen.

Le portrait du cinéma est pratiquement le même avec la télévision. À part les télévisions généralistes, les sociétés américaines occupent une place importante. Mais je vous laisse lire cet article qui vous en donnera un aperçu. Ce n’est pas toujours facile à décortiquer.

L'ACTUALITÉ en classe / L'éducation aux médias- La multiplication des moyens de diffusion et l’omniprésence de quelques groupes- La câblodistribution a été placée sous la responsabilité du CRTC, qui attribue le monopole de l’exploitation sur un territoire donné. Le Canada est l’un des pays les plus câblés au monde avec plus de 70% d’abonnés. Au Québec, Vidéotron et Cogeco se partagent 85% du marché (73,2% pour Vidéotron suite au rachat en 1996 de l’un de ses deux concurrents, CFCF, et 11,7% pour Cogeco). Même avant l’acquisition de Vidéotron par Quebecor, ils possèdaient déjà la moitié des stations de télévision traditionnelle. À l’échelle canadienne, Rogers, Vidéotron, Shaw et Cogeco concentrent presque 77% des abonnés .La transmission par radiophonique hertzienne traditionnelle et la câblodistribution sont concurrencées depuis la moitié des années quatre-vingt-dix par la distribution de services par satellite. Des cinq demandes qui avaient été acceptées par le CRTC, deux projets ont finalement été concrétisés : ExpressVu et Star Choice. L’entreprise ExpressVu est devenue BellExpressVu suite à l’acquisition par Bell Canada Entreprises (BCE) de l’ensemble des parts. Quant à Star Choice, il compte parmi ses actionnaires principaux le premier câblodistributeur de l’Ouest du pays, Shaw. Une fois encore, on observe que les entreprises qui développent de nouvelles technologies sont celles qui jouaient déjà un rôle majeur dans le secteur des communications. Enfin, la transmission par radiophonique hertzienne est maintenant aussi utilisée dans le cas du système de distribution multipoints (SDM). Au Québec, l’opérateur est Look TV. Depuis 1984, le nombre de services distribués par ces entreprises a nettement augmenté. En langue française, les premières chaînes autorisées ont été Canal Famille, Météomédia, Musique Plus et TV5 en 1988, le Réseau des Sports (RDS) en 1989, Canal D et le Réseau de l’information (RDI) en 1995, Le Canal Nouvelles (LCN), Le Canal Vie, Musimax et Teletoon en 1997, Canal Évasion, Canal Z, Historia et Séries Plus en 1999, ce qui fait un total de 15 chaînes. Il y en a par ailleurs 29 en anglais et 5 dans des langues tierces. Or, Canal Famille et Canal D appartiennent au groupe Astral, qui possède aussi 50% des parts dans Séries Plus et dans Historia (les 50% autres étant la propriété d’Alliance Atlantis). Le Canal Vie et Canal Z appartiennent à Radiomutuel à 100% alors que ce dernier 50% des actions de Musique Plus, de Musimax (les 50% autres étant la propriété du groupe CHUM Ltd.). Enfin, RDI, RDS et LCN appartiennent respectivement à la SRC, à Netstar et à TVA. Le CRTC vient par ailleurs d’accepter le projet de la nouvelle chaîne spécialisée, la Télé des Arts, parrainé par Radio-Canada, Télé-Québec, BCE Média inc., la Sept Arte (compagnie française) et l’Équipe Spectra. À côté, il y a la télévision payante. Ce type de chaîne a été autorisé dès 1982 par le CRTC, mais les services en question ont connu des problèmes financiers dès le départ. Les «survivants» sont aujourd’hui The Movie Network en anglais et Super Écran en français, tous deux propriété d’Astral.
Enfin, la télévision à la carte est proposée avec un service pan-canadien en français: Canal Indigo, qui appartient notamment à Viewer’s Choice (Rogers, Astral et Netstar); un service pan-canadien en anglais: Sports/Specials Pay-per-view (dont le principal actionnaire est CTV, qui vient d’être racheté par BCE); un service en anglais dans l’Est du pays: Viewer’s Choice; et un service en anglais dans l’Ouest du pays: Home Theatre, propriété de Western International Communications (WIC) Comme on peut donc s’en rendre compte, malgré la multiplication des services depuis le début des années 80, on retrouve souvent les mêmes noms. La concentration en matière de propriété a encore fait un bond supplémentaire en 1999 lorsqu’ Astral est devenu l’actionnaire majoritaire de Radiomutuel, ce qui lui permet d’avoir des parts dans 9 des 15 services spécialisés en français.

Le portrait ci-dessus montre clairement la fragilité de la télévision québécoise de souche. Ce sont les propriétaires américains et ceux de Toronto qui mènent le jeu. Les Québécois préfèrent regarder ces stations en ce qui a trait aux programmes autres que les journaux télévisés. Le jour où Astral et ses affiliés ainsi que Rogers Communications et Bell plieront bagages, les Québécois se retrouveront en plein désert. D’ailleurs les télévisions généralistes et les câblodistributeurs comparaissent ces jours-ci auprès du CRTC à propos d’un conflit de redevances. Les chaînes traditionnelles prétendent être au bord de la faillite à cause de l’intrusion des câblodistributeurs. Elles exigent d’eux des redevances du fait que ces derniers utilisent leurs réseaux de communication. Les câblodistributeurs quant à eux refusent et menacent de foutre le camp. En dehors des nouvelles et de quelques variétés, les téléspectateurs regardent la télé à cause des programmes (documentaires, sports et films) diffusés sur leurs chaînes payantes. Le CRTC se retrouve devant un vrai casse-tête chinois  pour départager les belligérants qui restent sur leurs positions respectives.

Je laisse ces érudits de la télé se débattre avec leurs problèmes. Revenons au cinéma. Je pense que les producteurs québécois sont la source principale des problèmes qu’éprouve le 7ème art local par leur système de cloisonnement qui encourage le favoritisme et le repli sur soi d’une part et qui néglige sciemment et obstinément  de se tourner vers le monde d’autre part. Le manque de ressources financières est devenu un prétexte pour ne pas lire les bons projets et les produire. En réalité, indépendantistes et séparatistes jusqu’au bout de leurs ongles, sous prétexte de sauvegarder leur langue et leur culture, espèces en voie de disparition (sic), la majorité des producteurs québécois préfèrent que cela se passe entre eux. Sauf à quelques abrutis prêts à se prostituer (kobala mondele) et à leur manger dans la main (kokoma bisalela),  ils refusent de donner une chance à ceux qui, peu importe leur talent, ne pensent pas comme eux, ne parlent pas comme eux et ne font pas partie de leur clique.

À ce rythme-là, les producteurs d’ici ne sont pas sortis de l’auberge ! Si les choses ne changent pas d’ici trois ans, « Apocalypse 2012 » est une prophétie qui risque de sonner à jamais le glas du cinéma québécois.

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