Kinshasa n'est plus Kinshasa,
Kinshasa n’est plus Kinshasa
J’ai lu, sur Digital Congo, des articles qui dénoncent le phénomène Kuluna.
J’en ai profité pour aller sur YouTube. Les images que j’ai vues sur « Lingala facile » de combats opposant deux groupes du Kuluna à Lingwala, aux coins des avenues Kitega et Mushie, m’ont révolté. Quand je suis en colère, moi, je ne mâche plus mes mots !
Je ne comprends pas que, dans une ville comme Kinshasa, des bandes de voyous se permettent, en plein jour et durant des jours, d’agir en toute impunité et de faire régner la terreur dans un quartier qui n’est pas situé loin de l’Hôtel de ville, comparativement aux habitants de Masina, Kingasani et Mont-Ngafula. Y a-t-il des policiers à Kinshasa ? Y a-t-il un gouverneur dans cette ville ? Y a-t-il des députés dans cette ville ?Kinshasa : Les nouveaux ministres sont-là ! - LOSAKO
Dans un de mes articles, intitulé « Éradiquer la violence », j’ai invité les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités. Apparemment, j’ai plaidé en plein Sahara ou Kalahari! En fin de compte, je me rallie au cri d’alarme d’un citoyen de Lingwala qui se demande si certains parents ne sont pas complices des actes répréhensibles posés par leurs enfants.
J’ai l’impression que les vrais Kinois ont, tous, déserté la ville et qu’ils font désormais partie de la diaspora. Sinon. Comment expliquer cette absence de leadership parmi les Kinois actuels ? Je me souviens de l’époque des réfugiés qui ont été amenés à Kinshasa par Caritas Congo. Je me rappelle ces musiciens venus de provinces et ont intégré les grands ensembles. Je m’interroge sur ces nouveaux bourgeois en provenance des coulisses « mafieux » des diamants du Kasaï et de Lunda. Tous ces gens-là, des « mapeka » opportunistes, qui ont usurpé l’appellation de « Bana Kin », ont chassé les vrais Kinois appauvris et se sont accaparé de leur place.
Ces « mapeka », qui s’auto-proclament chefs suprêmes et S’affublent de titres mirobolants : qui roi, qui Crésus, qui Narkozy, qui Clinton, qui Bill Gates, ne voient-vous pas la misère du peuple ? Ne sont-ils même capables de créer des fabriques de chaussures à bon prix, comme les « misuni ya Bata », pour que chacun puisse se chausser ? C’est à la plage que les gens se baladent nu-pieds, pas en ville quand même ! Avec toute la saleté que ces jeunes ramassent dans la rue, comment voulez-vous qu’ils soient en bonne santé ?
Il n’y a pas qu’à Lingwala que le phénomène Kuluna se manifeste. Il est aussi omniprésent à Barumbu, Kinshasa, Limete (Kingabwa-Mombele), Kalamu (Yolo-Nord et Sud, Kauka, Kimbangu), Ngiri-Ngiri, Ngaba, Bandalungwa et Kintambo. J’ignore quelle est la part de responsabilité du ministre de la Justice dans ce dossier. Une chose est certaine: cela se passe à Kinshasa.
J’invite le gouverneur Kimbuta à écouter la chanson « Farceur » de feu Franco Luambo Makiadi ! Qu’il arrête de multiplier des arrêtés-bidon et agisse ! J’ai entendu un de mes petit-fils composer une chanson avec ces paroles :
Mes amis ! Bandeko ! Bampangi ! Kin ebebi !
Bana Kin, fungola miso, Kin ekomi coupe-gorge !
Mbuta Kimbuta, soki ozali mowuta, tika ebonga !
Kufwa nsoni kumona mpasi! Bendana ! Bunga !