Le secret de la réussite.
Le secret de la réussite.
Beaucoup de gens s’interrogent sur les secrets de la réussite matérielle. C’est un sujet abondamment abordé par des écrivains, conférenciers et même des pasteurs.
Je reçois chaque semaine les revues « Allo-Ciné » et « Nouvelles de stars » de France et chaque mois « People » ainsi que « Autor’s News » de Los Angeles où l’un des mes projets est en promotion depuis quelques mois. Je suis donc au courant de ce qui se passe chez les artistes en Amérique du Nord et en Europe. Au plan nécrologique, cette semaine s’annonce noire pour les stars européennes. Il y a d’abord Éric Rohmer. Comme le fait remarquer Speedu, un des internautes, je ne savais même pas qu’il existait. Ceci corrobore mes craintes à propos de nos artistes qui risquent un jour de tomber dans l’oubli puisque personne ne se donne la peine d’en parler. J’y reviendrai dans l’un de mes prochains articles. Éric Rohmer s'est éteint : le cinéma français perd un de ses pères
La nouvelle qui suscite le plus de commentaires, c’est celle du décès de Kristina Rady, ex-épouse de Bertrand Cantat. Pour ceux d’entre vous qui ne s’en souviennent pas, il s’agit de ce musicien qui avait été condamné pour avoir battu son épouse, l’actrice Marie Trintignant, fille de l'acteur Jean Louis Trintignant et de la réalisatrice Nadine Trintignant. Il avait été condamné à huit ans de taule suite à ce meurtre non prémédité. Sans vouloir entrer dans les détails du drame décrit ci-dessous, j’aimerais simplement vous signaler qu’il corrobore deux situations auxquelles j’ai fait allusion dans mon article intitulé « Violence conjugale », à savoir la violence verbale (Marie Trintignant), d’une part, et l’effet d’alcool (Bertrand Cantat), d’autre part. Dossier: Affaire Cantat-Trintignant
Cantat avait été incarcéré à la prison de Muret (Haute-Garonne) Il en est sorti après avoir purgé plus de la moitié des huit ans de prison qui lui avaient été imposés, bénéficiant d’une libération conditionnelle. L’intéressé avait même repris le goût de vivre, comme si de rien n’était. Bertrand Cantat : il a retrouvé l'amour - LePost.fr
J’espère que la troisième élue de son cœur ne sera pas sa troisième victime !
Jamais deux sans trois ! Quoi qu’il en soit, des groupes de défense des femmes, notamment de celles victimes de violence conjugale, avaient protesté contre cette libération. Ci-dessous, je vous convie de suivre des commentaires émis par des internautes à ce sujet.
Il y a eu tellement de réactions souvent passionnées. Je préfère vous en présenter quelques-uns pour vous faire épargner du temps mais en même temps j’estime que confronter divers points de vue comme le font les journalistes, chroniqueurs et commentateurs indépendants vaut bien le détour.
Ceux qui ont suivi l’affaire Evoloko Joker se souviendront du tollé qu’a provoqué à Kinshasa sa libération conditionnelle. Dans le cas de notre compatriote, il a été question de viol alors que dans celui du rocker français il s’agissait d’un meurtre non prémédité, il est vrai, mais quand même très répréhensible puisque ce fut le résultat d’une violence conjugale consécutive à un drame de jalousie alors que le chanteur était vraisemblablement sous l’effet de l’alcool et de substances possiblement hallucinogènes. Beaucoup lui en veulent encore comme en témoigne cet article.
La poussière de ces lettres de menaces n’était pas encore tombée que survient le décès de son ex-épouse, Kristina Rady, la première avant Marie Trintignant, qui semble s’être pendue.
Voici un article qui a particulièrement attiré mon attention.
Les femmes de Bertrand Cantat sont maudites
Je me demande si ce sont les femmes du musicien qui sont maudites ou lui-même. En tout cas, la vie de Bertrand Cantat commence à ressembler étrangement à celle de la célèbre chanteuse Dalida, qui s’était suicidée en 1987. C’est une artiste que j’estimais beaucoup. Elle en a composé et chanté des chansons ! Ses tubes célèbres : « Bambino », « Paroles », « Besame mucho », « La Dernière danse », « J’attendrai » et « Salma ya salama » résonnent encore à mes oreilles.
Complètement « capotée » ( maboule en Québécois) ! Je lui en veux encore aujourd’hui de son acte fatal. Avec tout le magot qu’elle avait accumulé, elle n’avait pas besoin de se sentir mal aimée ! Vous savez ce que je pense à propos de l’amour absolu. Je n’y crois pas, pas pour les jeunes en tout cas. Comme l’a chanté Chédid, « Quelqu’un s’en va ; un autre prend sa place » Que voulez-vous ? C’était son choix. Elle s’est suicidée parce que, entre autres, sa vie personnelle a été ponctuée de drames. Dalida - Wikipédia
Je vous ai déjà livré les commentaires de feu Mopero- wa- maloba à propos de nos musiciens congolais et de leurs pactes de sang pour acheter le succès. Dernièrement, un de mes fils, Jubilé Mansevani, alias « Juice, le beau gosse », qui est sur mes traces mais en qualité de comédien, m’a parlé d’un certain Papy Ipepy qui a fait des révélations fracassantes dans le même sens. Je dis bien « un certain » car je ne l’ai pas connu à mon époque. Il était sûrement trop jeune puisque j’ai connu les autres gars de son style notamment Mabuse, Losikiya, Donat Mobeti, Lokoka, Sonnerie, des gars qui étaient au courant de bien des petits secrets de nos artistes.
Je n’insinue rien mais certaines stars occidentales perdent aussi les épouses et enfants. Dernièrement, Gérard Depardieu a perdu son fils Guillaume. Personne, pourtant, ne l’a accusé de l’avoir sacrifié pour son succès. Si cela s’était passé en Afrique ou en RDC, les amateurs de bobards auraient été bien servis. Ce n’est pas tout. Interviewé à l’émission L’Actor’s Studio, le célèbre acteur hollywoodien Tom Hanks aurait fait allusion à un esprit qui lui dicte quoi faire et lui décroche des contrats auprès des producteurs. Je n’ai malheureusement pas suivi cette entrevue mais je tiens l’information d’une personne fiable dont je ne puis mettre en doute les propos.
De toute façon, j’aurai le temps de visionner personnellement l’émission à laquelle il est fait référence. En tout cas, Tom Hanks aurait avoué au cours de cette émission avoir sacrifié de ses enfants. Avec ses talents, ses lettres de créance (Oscars, Golden Globes) et ses relations dont Steven Spielberg, j’estime qu’il n’en a pas besoin ?
Cependant, je ne peux pas balayer du revers de la main les assertions de ceux qui ont été témoins des allées et venues de vedettes chez les maîtres magiciens et féticheurs pour acheter le succès à la faveur des sacrifices de sang. J’en parle en connaissance de cause. Je vous ai déjà raconté comment je suis devenu manager par personne interposée de « Ya Eddy » Edingwe, alias Moto na ngenge alias la Locomotive qui fume. Je le suivais lors de ses combats entre autres au stade Reine Astrid (24 Novembre) J’étais avec lui le jour où Papa Kanza l’a mis K.O. Il m’avait prévenu : « Vieux, nakosala tout mpo na gagner par disqualification » Il avait amené son trompettiste de Mombele et de petits enfants qui s’étaient mis à injurier Kanza : « Yo, mayanzi, tika ye…mayanzi aleli eh ! Etc...Quand Kanza a vu rouge, il a profité du fait que Edingwe se laissait frapper, espérant une disqualification. Eh bien ! Kanza était si déchaîné qu’il a envoyé l’arbitre valdinguer plus loin…Il était disqualifié, le combat était fini mais il continuait à cogner…Edingwe s’était trompé dans ses calculs ! Je l’ai accompagné jusqu’à l’hôpital Mama Yemo et j’ai eu même une prise de bec avec son médecin traitant. Ce n’est pas tout. J’ai aussi eu des menaces voilées de Ndonda alias Puma noir. Il m’en voulait d’avoir souvent passé Edingwe à la télévision. Un jour, je l’ai croisé sur la route en compagnie d’une de ses blondes. Il m’a dit : « Vieux, yo moto otindaka ye ayaka kofinga biso na TV ? » J’ai eu peur !
Revenons-en à Edingwe ! Il adorait la blague. Un jour, je vous raconterai l’histoire qu’il qualifiait de « tunnel », laquelle explique pourquoi Ndonda et lui étaient des ennemis jurés. Ceux qui ont lu sur « Mboka mosika » le vrai nœud du conflit entre Sam Mangwana et Canta Nyboma comprendront. En tout cas, « Ya Eddy » m’a conté comment il avait introduit le catcheur au jupon « Papa Wemba » chez son propre féticheur, qui devait habiter Mangengenge, pour qu’il lui confère le pouvoir de faire tomber ses adversaires et même les arbitres rien qu’en remuant sa jupe. C’était son partenaire. J’étais encore à Kin lorsque Botamba, lui et d’autres catcheurs sont morts des suites d’un accident sur la route de Bandundu. Ils allaient y livrer un tournoi. Heureusement qu’Edingwe n’avait pas fait partie du voyage. Il y serait sûrement resté lui aussi.
Ceci dit, je ne veux pas contester la puissance de la magie et des fétiches. J’en ai vu d’autres, croyez-moi ! Mon grand-père, mon père, un de mes oncles maternels surnommé à juste titre « Douze malins, treize misères », des membres de famille de notre génération à qui ils ont transmis leurs bidules diaboliques (nous les tenons à l’œil), un adepte de la magie noire qui a aidé Ndjili-Sports, dont je fus président, à accéder en première division de l’Lifkin, et tant d’autres vécus m’ont fait admettre l’évidence. Cependant, j’en reviens toujours à l’équipe des Léopards du « Mundial 74 » en Allemagne qui, malgré une dizaine des meilleurs de nos féticheurs, a été éliminée précocement et a regagné le pays la queue entre les pattes. Qu’est-ce qui s’est passé ? Où étaient les fameux « milimu ya bankoko » ?
Personnellement, à l’exemple de certains musiciens qui m’ont conseillé de consommer de la « boule » pour avoir davantage d’inspiration, des personnes de ma connaissance - il ne s’agit pas d’Edingwe - m’ont déjà proposé de recourir au même stratagème. J’ai chaque fois refusé. Je ne savais même pas à l’époque que je me retrouverais un jour au Canada et pratiquement à la porte d’Hollywood. Croyez-moi ! Ça n’a pas été facile et ce, malgré mon l’imagination, mon instruction, mon expérience et ma culture. Heureusement que je n’ai jamais été habité par des idées suicidaires !
Dans la vie, il faut avoir la foi, la patience et la persévérance. La biographie de beaucoup de stars hollywoodiennes vous surprendrait. D’aucuns ne me croiront peut-être pas mais, dans mon cas particulier, la foi en Christ m’a donné un sacré coup de pouce, sans quoi il y a longtemps que j’aurais jeté l’éponge ! Un jour, je vous en dirai plus !
Cependant, la question qui continue à triturer les méninges est toujours présente:
est-il vrai qu’on ne peut avoir du succès sans avoir fait des pactes et sacrifices de sang ? Quelqu’un m’a déjà renvoyé à l’histoire d’Abraham et d’Isaac dans la Bible (Genèse 22) Le même livre sacré nous apprend : « Car Dieu a donné son propre fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle… » (Jean 3 :16) C’est sans équivoque !
Plutôt que de continuer à me creuser la cervelle, je cesse de me poser des questions sur ce que font les autres. Le salut et le succès sont individuels et le hasard n’existe pas. La réussite matérielle et le salut divin sont incompatibles, à moins que ce soit la destinée de la personne concernée ( Matth. 6: 19-24) C’est un choix difficile pour quiconque veut sortir de l’ordinaire ! Il existe des gens prêts à tout ! Voici, selon moi, le secret de la réussite. Il s’agit d’une loi divine, donc immuable. Chaque chose arrive en son temps, tout être humain a son propre destin et, quoi qu’on en dise, cela ne vient pas des hommes mais de Dieu. Ceux, qui veulent contourner cette trilogie, doivent en payer le prix et en accepter tôt ou tard, d’une façon ou d’une autre, les conséquences. « Bandako ebomba ba sekele ! » (Les demeures d’autrui recèlent parfois des secrets surprenants)
1 Jean 5: 2. : « Petits enfants, méfiez-vous des idoles ! »