Les millions d'Haïti
Depuis le séisme qui s’est abattu sur Haïti le 12 janvier 2010, ce pays dévasté présente toujours un visage de misère et de désolation. Qui plus est, les catastrophes naturelles se multiplient, telle cette nouvelle menace que constitue l’ouragan Tomas.
Intempéries: Tomas fait des morts en Haïti
Depuis le premier jour où Haïti s’est retrouvé soudainement sous les décombres, j’ai sympathisé avec son peuple par le biais de plusieurs articles notamment :
Haïti sous les décombres. (2 commentaires)
Haïti: enfin l'Afrique! (1mmentaires)
Haïti, c'est pas fini! (1 es)
Fétiches d'Haïti, fétiches d'Afrique-reprise (1 )
L'eau de Port-au-Prince. (31/01/2010 )
Le populisme haïtien. (27/01/2010 )
Rebâtir Haïti. (26/01/2010 )
Ensemble pour Haïti (22/01/2010 )
Haïti: compassion. (20/01/2010 )
Haïti, 1000 ans la tèr qué tremblé.
Il y a plusieurs mois que j’ai cessé d’écrire sur Haïti parce que j’estimais que j’avais assez fait ma part au risque que quelqu’un me demande de quoi je me mêle, moi qui ne suis pas Haïtien et alors que mon propre pays, la RDC éprouve ses propres problèmes plus qu’à son tour. J’ai gardé néanmoins un œil sur cette île des Caraïbes, le cœur plein d’espoir en voyant la communauté internationale se porter unanimement à son secours.
L’ouragan Tomas qui vient frapper ce pays m’oblige à revenir en arrière pour me rappeler que depuis les tragiques événements du 12 janvier 2010, ce pays n’a pas été épargné et a subi d’autres revers du destin.
Ouragan en Haïti - Croix-Rouge canadienne
Ouragan Igor: Haïti sur un pied d'alerte | Sympatico.ca Nouvelles
Comme si ce n’était pas assez, il y a quelques semaines, c’est le choléra qui
s’est déclaré.
Je sais que la tâche n’est pas facile pour ceux qui dispensent l’aide humanitaire, mais il me semble qu’ils auraient dû prendre des précautions pour que cela n’arrive pas ? Combien sont-ils là-bas, à Port-au-Prince, des médecins de tous bords ainsi que les travailleurs de la Croix-Rouge internationale ? Personne d’entre eux n’a vu venir le danger ? Logiquement, je ne puis me l’expliquer.
À part ça, j’observe les conditions dans lesquelles croupissent encore nos frères Haïtiens, je n’en reviens pas de les voir encore vivre sous des tentes alors qu’on avait annoncé la construction de bâtiments solides qui pouvaient leur servir d’habitations en attendant la reconstruction annoncée ?
Il semble d’ailleurs qu’une partie de la population ait été en désaccord avec la façon dont les choses se déroulaient.
Avec tous les millions récoltés à travers le monde pour aider la cause d’Haïti, il y a de quoi se poser la question de savoir si cet argent se rend vraiment à destination. Dans l’affirmative, qu’est-ce qui retarde l’exécution des annonces faites ?
En attendant, des élections sont promises pour l’an prochain. Si j’étais un Haïtien, logé sous une tente, sans électricité ni eau courante ni lieu d’aisance, je me demande si j’irais voter. Bien sûr que non !
En tout cas, il est temps que l’opinion internationale puisse se poser de véritables questions pour savoir où va l’aide destinée à Haïti. C’est inadmissible que, bientôt un an après le fameux tragique tremblement de terre et avec tous ces millions récoltés, Haïti présente encore cet aspect d’une population vivant sous des tentes, dans des conditions d’hygiène déplorables et exposée à des épidémies et intempéries de tous genres.
Trop c’est trop ! On doit y voir plus clair !
À demain!