Passage fatal.
L’Europe n’est pas le seul continent qui soit le théâtre de ces accidents tragiques. Aux Etats-Unis, la côte sud-ouest connaît le même phénomène avec les « Boat peoples » qui fuient Cuba pour gagner la Floride.
Le thème de l’immigration clandestine a souvent été exploité par les cinéastes américains. C’est dans « L’Arme fatale 3 » que j’ai vu pour la première fois l’acteur Jet Li, qui y jouait le rôle du clandestin méchant. En effet, contrairement à ce qui s’est passé au port de Matadi, certains capitaines de bateaux naviguant sur l’océan sont complices des bandits qui promettent aux immigrants de leur faire gagner les États Unis en les cachant dans des soutes de bateaux. C’est ce qui s’est passé avec les Chinois qui s’étaient fait arrêter par Danny Glover et Mel Gibson dans le film précité.
La France aussi a eu maille à partir avec des marins marocains ou algérien qui tenté d’importer ce genre de marchandise sur son territoire.
En ce qui concerne la France particulièrement, la plupart des clandestins qui réussissent à gagner les pays méditerranéens n’y sont que de passage. Leur destination finale demeure majoritairement la France. Je connais personnellement des compatriotes qui sont passés par cette filière au risque de leur vie.
Dernièrement, RFI a publié l’état de la situation en 2009 qui démontre que la situation s’est améliorée en 2009. En effet, tous les pays européens ou du Sahel victimes de cette immigration clandestine n’hésitent pas à refouler les personnes interceptées sur leurs côtes et à les refouler dans leurs pays d’origine.
Heureusement que les autorités canadiennes comprennent la situation et essaient de se monter accommodants. L’histoire des immigrants clandestins a même inspiré des événements culturels dont une exposition et quelques films.
Si j’ai choisi d’aborder ce sujet aujourd’hui, c’est pour attirer attention de nos compatriotes, qui utilisent ce genre de filière, sur le danger qu’ils courent sur un bateau en cas d’arraisonnement. Je sais que nous avons chez nous des durs à cuire qui se font appeler « Bana Mai » et qui se sentent comme des poissons dans l’eau. Mais, s’ils se retrouvent balancés dans l’océan à des centaines de kilomètres des côtes, je ne donne pas cher de leur vie.
Je conseille donc à tous ceux qui veulent émigrer d’entreprendre des démarches légales. Je sais que ce n’est pas toujours facile à cause de la longueur que prennent les démarches et des conditions à remplir. Ce que je veux dire, c’est surtout d’éviter de se retrouver au fond d’une cale de bateau comme des rats enfermés à la merci d’un capitaine de bateau.
Quand je pense que tout cela arrive à cause de la misère que vivent les Africains dans leur propre continent, je serre les dents. En tout cas, mes amis, rien ne vaut la vie. Avant de vous embarquer dans une aventure périlleuse, pesez-en auparavant le pour et le contre.
Joyeux Noël !