RD Congo - l'espion d'à côté

Publié le par Vieuxvan

RD Congo : l’espion d’à côté

Hier, je m’ennuyais un peu. Alors, j’ai rejoint ma petite fille Christiane Gama, qui regardait un des derniers films de Jackie Chan intitulé : « L’Espion d’à côté ». Je n’ai pas été déçu. Jackie Chan a un cachet particulier que j’aime bien. C’est un Chinois pas comme les autres. Il a un cœur tendre ; il vole au secours des faibles ; il est bien élevé ; c’est un Chinois américanisé.

Dans ce film, notre héros joue le rôle d’un espion veuf et sans enfant, épris d’une femme monoparentale vivant avec un garçon et deux filles, la plus âgée état enfant sa belle-fille puisque son ex. l’a eue avec une autre femme.  En voici la fiche complète: L'ESPION D'À CÔTÉ (2010) | Film | Cinoche.com

Ce film nous rappelle entre autres des  drames que vivent les familles d’Amérique du Nord. Beaucoup d’hommes et de femmes sont divorcés ; d’autres vivent en conjoints de fait et se séparent sans se soucier vraiment du sort des enfants dont la garde pose de sérieux problèmes. Il y a déjà eu des drames relativement à ce genre de situation.

Les enfants du divorce ou de la séparation ne sont pas toujours commodes. Jackie Chan l’a appris à ses dépens. Heureusement qu’il avait plus de tours dans son sac ! Il lui a été difficile de dévoiler à sa fiancée, une femme de race blanche, qu’il exerçait le métier d’espion.

Arrêtons-nous quelques instants sur cette dernière profession. Elle n’est pas de tout repos. Tous ceux qui ont vu des James Bond en conviendront. Moi, je suis familier avec les films de ce genre ;

- primo : parce que J’aime les films d’action ; le verbiage inutile m’ennuie. À propos, j’ai visionné le film Shandouraï. Je ne lui ai rien trouvé d’alléchant, à part les deux chansons de Papa Wemba dont Maria Valenta..

-secundo : pour avoir trop lu, semble-t-il des livres de fiction sur l’espionnage, comme me l’a fait remarquer à la rigolade Jeanne Desjardins, notre directrice de formation professionnelle au niveau AV3 (cadre supérieur de TV) en 1982-1983 à Paris (France). Parmi les livres que j’ai lus à l’époque figuraient pratiquement tous San-Antonio de Frédéric Dard, O. S. S 117, de Jean Bruce et les S. A. S. de Gérard de Villiers. J’en détiens encore la plupart. Mes enfants les lisent parfois ; quelques amis aussi, bien que j’aie souvent eu du mal à les récupérer. Certains d’entre eux ne me les ont jamais ramenés.

 

Notre directrice avait raison. Entre la fiction et la réalité, ce sont deux mondes différents. Dans l’histoire de l’humanité, il y a eu espions. Il en est même question dans la Bible : Josué - chapitre 2 | Bible - EnseigneMoi

 

Vous voyez que même l’Éternel Dieu, qui combattait les ennemis de son peuple d’Israël, prenait les grands moyens jusqu’à envoyer des espions chez l’adversaire.

 

Les espions des Écritures saintes furent en fait des éclaireurs envoyés pour soupeser les forces et faiblesses de l’autre camp. Avec le temps, le terme et la profession se sont étendus à d’autres formes dont la taupe, qui est un agent infiltré pour une longue durée, lequel peut travailler dans au sein d’un service de renseignement ennemi ou se lier d’amitié avec un homme important pour lui soutirer des renseignements et les transmettre ensuite à ses propres services. Ainsi avons-nous appris l’histoire de la fameuse Mata-Hari. Ceux qui connaissent son histoire se rappellent le rôle qu’elle a joué durant la Première  Guerre mondiale, raison pour laquelle elle fut fusillée le 15 octobre 1917. Des films ont d’ailleurs été réalisés sur elle.

Mata Hari - Wikipédia

 

Mata-Hari n’a été en fait que la pointe de l’iceberg des multiples espions qui ont opéré des deux côtés du Mur de fer. Beaucoup se sont  fait prendre ; d’autres s’en sont tirés indemnes. Il ne faut surtout pas oublier que certains ont été grillés et d’autres dénoncés par leurs propres collègues ou patrons.

 

La fin de la Guerre froide a mis à nu beaucoup d’agents qui ont œuvré pour une cause. C’est notamment le cas de feu le président Mobutu qui a longtemps servi les intérêts occidentaux pour barrer la route au communisme en Afrique centrale. La perestroïka est venue changer la donne ; les deux blocs se sont réconciliés et la CIA ne vit plus l’importance de maintenir les fonctions confiées à Mobutu, lesquelles lui ont rapporté gros. En le laissant tomber, elle a signé du même coup son hallali. On connaît la suite.

 

L’espionnage a-t-il disparu complètement du vocabulaire diplomatique ? Que non ! D’autres affaires récentes nous en donnent la preuve :

Deux ex-militaires norvégiens condamnés à mort pour espionnage ...

Deux nouveaux Libanais condamnés à mort pour espionnage au ...

 

Mais, des nouveaux cas, celui qui a le plus déferlé la chronique est l’affaire   Rosenberg, laquelle nous introduit dans la dimension de l’espionnage atomique :

Les espions atomiques : l'affaire Rosenberg - Histoire-Géo en ...

        

 

La profession d’espion est, comme on peut bien s’en rendre compte, un métier à très haut risque qui paie bien mais qui se termine souvent mal surtout pour les agents sur le terrain comme ceux qu’on nous montre dans James Bond, Mission Impossible et autres qui se font cueillir ou filer par les agents adverses en pays ennemi et qui finissent très souvent par se faire trucider. Ceux qui ont plus de chance se font capturer et jeter en prison ; ils y restent en priant le ciel qu’il y ait des échanges de prisonniers, chose de plus en plus courante de nos jours.
               des espions ordinaires
Les films que nous voyons sur l’espionnage ne reflètent pas la réalité. Ces gens-là sont plus souvent qu’à leur tour exposés à une mort ou une capture certaine. Peu sont ceux qui en réchappent.
Pour revenir à Jackie Chan, qui a du reste déjà joué ce rôle dans « Espion malgré lui », « Jackie Chan contre-attaque » et autres, les risques sont toujours omniprésents mais le super héros qu’il est finit toujours par se tirer d’affaire, et ce, à coups de gags, cascades, karaté et scènes cocasses.
Et, comme dans la vraie vie, l’ennemi numéro 1 d’un espion ou agent secret, c’est son propre collègue qui a trahi son pays et qui lui répond : « Je veux devenir millionnaire » Eh oui ! Il y en a qui sont prêts à tout dans la vie !
En plus d’ajouter de l’humour dans son jeu, Jackie Chan n’apparaît jamais dans un lit en train de copuler avec une partenaire. Le sexe ne fait vraiment pas partie de son répertoire. Cela honore les réalisateurs de ses films qui n’ont pas besoin de scènes impudiques ou enfants non admis qui ne nous apportent rien d’intéressant sauf la preuve que c’est du remplissage inutile.
Moi, je crois qu’il y a moyen, dans un bon film, avec le montage suggestif, de garder des scènes de sexe et de morts d’hommes ou de femmes sans forcément les montrer. En tout cas le sexe et les meurtres sensationnels n’apportent rien d’intéressant à un film, selon moi. Bien au contraire !
Et que dire de ces jeunes enfants qui ont su jouer à merveille leurs rôles de méchants et qui ont fini par se réconcilier avec lui ! Ce n’est pas facile de mémoriser des textes et de les faire correspondre avec les gestes, attitudes et expressions de visage appropriés. Qui plus est, ces enfants-là n’appartiennent pas à la même famille dans la vie. Ils ont été pris ici et là et ils ont appris leur rôle comme de vrais professionnels. Bravo pour les enfants et félicitations à celui qui les a dirigés, surtout Nora, la toute petite!
Quels gags, quelles répliques, quelles émotions !
En tout cas, « L’Espion d’à côté » n’est pas le genre de film à remporter des Oscars mais demeure un excellent film pour quiconque veut rigoler un bon coup. Ses producteurs doivent aussi se faire la malle parce que c’est le genre de héros et de film que les jeunes cinéphiles affectionnent. Or, est-il besoin de vous répéter que ce sont les films pour enfants, c’est-à-dire ceux d’action et les fantastiques qui sont les plus prisés par les enfants ? On n’a pas idée des recettes que ces films là récoltent auprès du public. Il n’y a qu’à consulter les palmarès du box-office.
Je connais un réalisateur qui ne réalise ses films que pour se présenter à la Soirée des Oscars. J’en connais aussi qui préfèrent l’argent aux honneurs. De quel côté se ranger ? Difficile à dire. Il est vrai que les films à gros budget vous font devenir immédiatement riche, mais si vous gagnez un Oscar, toutes les portes s’ouvrent devant vous et vous pouvez ensuite décrocher des contrats plus substantiels.
En somme, tous les deux chemins mènent à la gloire et à la richesse ! Jackie Chan doit bien rouler sur de l’or et mérite le respect de tous les cinéastes et cinéphiles même s’il n’a pas encore remporté un seul Oscar !

À demain!

YouTube - ‪Gerev 5/5 :Kintweni (Konono /

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