RD Congo- L'Hallali des égorgeurs

Publié le par Vieuxvan

RD Congo- L’Hallali des égorgeurs

 

 SACHA DISTEL & DALDA " SCANDALE DANS LA FAMILLE

 

Le village Ntimansi, celui à côté de Kizoladio dont est native ma défunte mère, est actuellement éclaboussé par un grand scandale.  Un ancien sorcier a fait des révélations troublantes lors de sa conversion au christianisme dans la commune de Bumbu à Kinshasa. Un dénommé Ndonzuau Voya, un des vieux du village, qui  a hérité de la part de l’un de ses ancêtres  de pouvoirs sataniques, dont un sceptre pour soi-disant protéger la famille, aurait été officiellement identifié comme étant la source de bien des misères des ressortissants de ce village, qu’ils vivent au village, dans une des villes de la RDC ou à l’étranger. Notre bonhomme utiliserait ses pouvoirs pour égorger et jeter de mauvais sorts.  Comme les sorciers sont des lâches qui opèrent spirituellement et nuitamment,  notre « sorodiongo » agit pratiquement à sa guise en toute impunité. Quelques victimes ont déjà goûté à sa médecine dont une centaine de garçons et filles d’autres familles, sa propre mère, Bele, une de ses sœurs, Aline,  et une de ses nièces, Élodie, qu’il a envoyées « ad patres », sans compter un de ses propres fils, Belna,  qui s’est fait agresser par des voyous en revenant de la pêche. Il en a gardé des séquelles. Il a perdu la boule et végète depuis comme Caïn dans les forêts et savanes environnantes. Entre-temps, son paternel sorcier s’est autoproclamé « Mono », « Mister John », « Le prédateur » et ce, sans vergogne. Suite au dévoilement au grand jour de ce secret longtemps caché aux non initiés,  et vu que l’intéressé en a abusé,  la famille complète l’a désavoué. Les plus jeunes défenseurs de la région ont décidé qu’ils  vont bientôt le neutraliser et lui régler son compte. Je l’ai personnellement connu lorsque j’étais encore adolescent et que j’étais en vacances chez mon oncle. Il m’effrayait, Et pour cause ! Il me rappelait Quasimodo, le héros de « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo. Si vous n’avez pas lu ce bouquin, reportez-vous plutôt à la sorcière de « Blanche Neige et les Sept nains » Imaginez ce à quoi cet assassin, tueur en série, s’exposerait devant un tribunal pénal si ses mult meurtres étaient perpétrés et dénoncés de jour ! Il aurait droit à la potence, la guillotine ou la chaise électrique à coup sûr ! C’est à se demander si le fameux sceptre qu’il a hérité de son ancêtre n’est en réalité qu’un sabre aiguisé, comme ceux des samouraïs, dont il se sert pour trancher nuitamment les têtes de ses cibles (Ézéchiel 21 :18) à la manière du roman d’espionnage de feu Gérard De Villiers intitulé « Requiem pour tontons macoutes » (réplique des hiboux de Mobutu) où j’ai appris l’expression : « coupé tête » (Zenga ntu) ?

 

Cette introduction m’amène à vous parler du débat  d’actualité controversé que constitue la peine de mort.

Je sais que chez-nous, il est peu connu, et pourtant il devrait l’être !

 

 Je suis resté marqué par le calme que Saddam Hussein a affiché alors qu’on le conduisait devant la potence.  Ce gars-là était n’avait pas peur de la mort. On a beau me dire qu’il n’avait plus rien à perdre vu que deux de ses fils avaient déjà été tués. Il n’empêche qu’il est mort dans la dignité. Il a même eu le culot de refuser qu’on lui passe la cagoule et s’est permis de tailler bavette avec les soldats qui préparaient son lieu d’exécution ! Si j’en parle aujourd’hui, c’est que je me suis toujours demandé si, dans son cas, la peine de mort des justifiait. Il n’était sûrement pas un tueur en série mais il a été auteur d’un génocide à tout le moins, celui d’au moins 2000 Kurdes en 1988.

 

Ceci nous plonge en plein cœur de notre débat du jour, à savoir : faut maintenir ou abolir la peine de mort ?  Parmi les arguments avancés dans l’un et l’autre cas, voici ceux qui sont contre.

 

En Afrique, certains pays ont déjà supprimé la peine de mort ou sont en voie de le faire. Chacun invoque des raisons particulières.

Togo et Burundi montrent l'exemple

 

Nous nous trouvons de nouveau devant un éternel débat de société.  L’argument principal de ceux qui sont pour est basé sur cet adage : « Œil pour œil, dent pour dent » Cette injonction a été donnée aux Juifs dans la loi de Moïse. Si nous lisons Deutéronome, nous nous rendons compte que les criminels étaient mis à mort pour des délits moins crapuleux que le meurtre.  Dans Deutéronome 20,  ceux qui sacrifient leurs enfants par la magie ou la sorcellerie( 20 : 2) ceux qui invoquent les morts et les esprits (20 :6), celui qui avait couché avec la femme de son père (20 :11), celui qui couche avec sa belle-fille (20 :12) , les homosexuels (20 : 13), celui qui couchait avec une bête (20 : 15), celui qui couchait avec sa sœur (20 :17) celui qui couchai avec une femme durant ses menstruations 20 : 18), celui qui avait un esprit de divination (20 : 27)

 

En fait, si Dieu a sévèrement condamné ces crimes, du fait qu’ils faisaient partie des us et coutumes des peuples païens, lesquels, on le sait, invoquaient des idoles ou dieux étrangers qui lui étaient en aversion.  (Exode 20 : 3-5 ; Deutéronome 16 : 21) Nous avons lu pourquoi Sodome et Gomorrhe ont été rayées de la carte du monde. Lorsque nous avons vu ce qui se passait dans les pays d’Afrique où la sorcellerie règne en maîtresse absolue, nous avons pu nous rendre compte des monstruosités de ces pratiques sataniques.

 

Cette loi juive a-t-elle été changée de nos jours ? Je n’en sais rien. En tout cas, dans le monde, il y a trois catégories de pays : ceux qui sont pour son abolition, ceux en faveur d’un moratoire et ceux qui où elle est appliquée.

 

Lorsqu’on parcourt le Nouveau Testament, notamment le discours sur la montagne, celui-ci reste pratiquement muet. Qui plus est, en Matthieu 5 : 17-20,  Jésus prêche qu’il n’est pas venu pour abolir la loi.

Pourtant, il parle bien de l’emprisonnement (Matthieu 5 : 21-25)  Cependant, nous trouvons un passage où il fait allusion à la peine de mort à propos des scandales (Matthieu 18 : 16)  Nous retrouvons aussi la peine de mort dans deux passages des Actes des apôtres : le premier à propos d’Ananias et Saphira ( 5: 1-100 ; le second lorsque Hérode fut puni pour avoir tué Jean Baptiste. L’un a été accusé d’avoir été inspiré par Satan, l’autre de s’être pris pour un dieu.

 

Bref, Dieu est pour la peine de mort dans certaines circonstances particulières surtout lorsqu’il s’agit de pratiques sataniques.

Togo et Burundi montrent l'exemple

 

De nos jours, la question essentielle est celle de savoir qui de la loi divine ou des droits de la personne devrait guider l’action des politiciens et juges. C’est un véritable casse-tête. Personnellement, je suis contre la peine de mort notamment du fait de la possibilité d’erreur judiciaire. Néanmoins, dans des cas de tueurs en série possédés et agissant sous l’ordre des démons, je suis favorable à ce qu’ils disparaissent physiquement. De toute façon, nous savons que l’âme des pendus risque de se réincarner dans quelque autre corps animé. Si Dieu a englouti l’ancien monde avec le Déluge, c’est en fait du fait qu’il redoutait que les méchants demeurent trop longtemps sur Terre (Genèse 6 : 4-7) ?

 

Satan est très fort, mes amis. Ce n’est pas pour rien que Dieu, qui a créé le monde, a dû envoyer son propre Fils unique, Jésus-Christ, qui a été injustement crucifié, acte qui a scellé à jamais le sort du diable qui est tombé dans un piège éternel. Sans le sang de Jésus répandu sur la croix, lui qui est ressuscité d’entre les morts trois jours plus tard, Satan et ses serviteurs s’en donneraient à cœur joie et nous connaîtrions encore de pires fléaux et malheurs que ceux qui endeuillent tous les jours la Planète bleue. Alors, à bien y penser, il ne faut pas lésiner sur les moyens de nous débarrasser des égorgeurs nocturnes et de ceux qui se cachent sous la peau d’un maniaque comme le fictif Hannibal Lecter (Le Silence des Agneaux) et tant d’autres (Liste de tueurs en série - Wikipédia)

 

Mon ami de collège, maître Nicolas Bayana Bamenga m’apprit jadis, alors qu’il occupait les hautes fonctions de premier président de la Cour suprême de justice, que notre pays étudiait le projet d’instituer un tribunal spécial pour juger et condamner les citoyens convaincus de sorcellerie, comme cela se passait au Gabon à l’époque. Qu’est-il advenu de ce projet ? Il faudrait le réactualiser. Notre pays, la RDC, a besoin de ses fils et filles pour redorer son blason longtemps terni. Il ne faut pas que des égorgeurs, qu’ils soient de jour ou de nuit, continuent à se payer nos têtes comme si nous étions tous des aveugles. Les autorités politiques et judiciaires devraient sonner leur hallali en votant et instituant une loi ad hoc.

 

Qui tue par l’épée périt par l’épée ! Mais il y a deux sortes d’épées. Il y en a une qui est visible et il y en a une autre qui est invisible. C’est de celle-ci que je parle du fait qu’elle est brandie par des esprits maléfiques sournois, hypocrites et sans pitié, qui se réincarnent. Pour moi, les tueurs en série agissent sous l’influence de démons qui ont pris possession de leurs corps.  Souvenez-vous des trois articles que j’ai écrits à propos de la sorcellerie en Afrique. Relisez votre Bible en Marc chapitre 5 versets 1 à 17.

 

Entre le diable et nous, c’est la guerre ! (Éphésiens 6 : 11-18)

 

À demain !

 

Sacha Distel - Monsieur Cannibal

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