RD Congo - la famine culmine
LA RDC , notre pays, se prépare à de nouvelles élections législatives. Entre-temps, je viens de lire l’article ci-dessous qui fait état de la malnutrition dans notre pays.
La malnutrition est un phénomène mondial auquel s’attaquent La FAO et l’UNICEF.
Elle inquiète l’ONU au point qu’elle a dernièrement sollicité la générosité des pays et personnes les mieux nantis.
Pauvreté extrême: l'ONU lance un appel à la générosité
Il faut cependant faire la différence entre la pauvreté et la malnutrition. On peur être pauvre et bien manger quand même. Dans l’article qui suit, nous voyons que, au niveau universel, la pauvreté recule alors que la famine, elle, ne fait que s’empirer.
L’extrême pauvreté recule mais la malnutrition avance ...
Avant l’indépendance, dans le patelin de mon père où j’allais souvent passer mes vacances, les habitants étaient pauvres. Ils n’avaient pas de logements modernes ni l’électricité ni l’eau courante ni des magasins où s’habiller. Mais ils avaient à manger.
Les gros problèmes que les villageois connaissaient à l’époque, c’était l’absence de pharmacie et l’éloignement des grands hôpitaux en cas de cas grave surtout que les liaisons routières étaient assez difficiles. À Songa-Lumueno, en dehors des véhicules des commerçants qui venaient par dizaines au marché du samedi, on pouvait passer une semaine sans voir le moindre véhicule. Les gens qui voyageaient devaient s’arranger pour le faire un samedi au départ des commerçants.
Je ne peux m’expliquer que, après cinquante ans d’indépendance, notre pays soit encore affecté par ce phénomène, d’autant que nous avons des forêts et terres arables à revendre. J’ai dernièrement parlé de la forêt équatoriale entre autres. Et que dire des forêts du Mayombe, de Bandundu et d’ailleurs ?
RD Congo: la forêt équatoriale (18/08/2010 )
La RDC bénéficie d'un don de 82 millions USD pour lutter contre la faim
Je me demande personnellement si autant d’argent ne devrait pas plutôt servir à développer l’agriculture et l’élevage du petit bétail, créant par le fait même quelques emplois. Certains produits agricoles sont saisonniers et ne requièrent donc pas un long délai d’attente avant d’être cueillis. Il faudrait commencer par-là, ce qui n’empêcherait pas, pendant ce temps, de développer l’agro-industriel et la mécanisation agricole.
Ventre affamé n’a point d’oreille, dit-on. La nutrition doit constituer la priorité des priorités pour préserver la santé des populations surtout les enfants. À quoi nous servira-t-il d’avoir de beaux centre-ville, de belles routes et de bonnes écoles si le pays continue à moisir dans la pauvreté et surtout de ne pas avoir suffisamment à manger?
J’espère que le gouvernement va tenir ses promesses, lui qui a promis de faire du social sa prochaine priorité.
À demain!
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