RD Congo minerais: finie la rigolade!

Publié le par Vieuxvan

      RD Congo minerais: Finie la rigolade!

 

 

C’est avec une immense fierté que je viens de lire l’article ci-dessous au moment justement où je m’apprêtais à commenter la décision de président Joseph Kabila de suspendre les activités d’extraction minière.

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Hum ! Quel privilège ! À ce prix-là, nous pouvons nous taper toutes les innovations voire même tous les caprices que bous voulons. Auparavant, j’avais lu cet article   concernant  l’interdiction d’extraction de minerai dans l’est de la RDC et, ce jusqu’à nouvel ordre. J’allais justement donner mon opinion sur cette importante décision.

 
Avant d’entrer dans le vif du sujet, disons que je suis également parfaitement d’accord avec l’article ci-dessous qui suggère de codifier la mesure présidentielle par une ordonnance.
 
Depuis tout ce temps qu’on en parle, il faut mettre fin à cette pratique qui est à l’origine du drame humanitaire qui affecte notre pays depuis déjà des années.
Je me dis cependant que nos policiers vont avoir du pain sur la planche pour faire respecter cette interdiction. Je présume qu’il existe des endroits bien connus où cette extraction se fait, mais je m’interroge sur les coins et recoins cachés où des individus peuvent toujours exercer la même activité dans le secret le plus absolu.
 
Je connais la forêt. Le village Kiadi, où vivait la mère de mon père, était situé dans une grande forêt qui partait de la RDC et se poursuivait jusqu’en Angola. Beaucoup de clandestins sont passés par-là pour traverser la frontière dans les deux sens. En même temps, je peux vous assurer qu’on peut se perdre dans cette forêt ou même disparaître sans laisser de trace.
 

Ce que je veux dire, c’est que, pour des groupes bien organisés, il est toujours possible de se terrer quelque part pour se mettre à extraire des minerais tout en protégeant les arrières, c’est-à- dire poster des gens armés autour d’eux afin d’abattre tous les curieux qui se hasarderaient dans les parages pendant qu’ils se livrent à leurs activités. Ceci mettrait en danger tout passant n’étant pas au courant de leur présence, ce qui représente un autre danger pour les chasseurs, pêcheurs et agriculteurs isolés par exemple.

 
Dès lors, il va falloir ratisser ces zones aurifères et minières de fond en comble jour et nuit comme le font les brigadiers qui traquent les braconniers.  C’est faisable mais dangereux. Je crois que cela impliquerait la formation de soldats bien armés et bien équipés pouvant se déplacer facilement dans les forêts. Quand on connaît l’état des routes dans certaines régions ou carrément leur inexistence,  on comprend dès lors que la mission d’une telle brigade comporterait beaucoup de risques.  Je salue donc le déploiement des militaires qui vont se charger de ces voyous.

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Il est cependant essentiel que les militaires chargés de cette mission disposent des outils adéquats pour que leur action soit efficace.  La guerre en pleine forêt est laborieuse et réserve souvent des surprises quand on ne connaît pas bien le terrain. Les Américains en ont soupé au Vietnam et en Corée.

 
Dès lors, il est essentiel d’envisager la formation d’une brigade à plusieurs composantes interdépendantes comprenant à la fois des fantassins, des motorisés, des véhiculés, des amphibies et des aéroportés, tous reliés par des talkie-walkie, portables ou autres moyens de communication pour des interventions rapides en cas d’alerte et des évacuations de blessés, le cas échéant. Nous avons besoin d’hommes, de véhicules tous terrains, de vedettes rapides et d’hélicoptères pour mener à bien de telles opérations de traque des pilleurs.
 
Si vous avez bonne mémoire, vous vous rappellerez sans doute que je suis revenu à maintes reprises sur ce thème de la sécurité à nos frontières.

The border.

RD Congo: Aux grands maux, les grands remèdes!  

 
Mais, il y a également un détail important à considérer. Avons-nous des soldats patriotes, intègres et incorruptibles ? Avons-nous une confiance totale en nos militaires ? De ce point de vue, il faudra instaurer un système qui fasse en sorte que les mauvais brigadiers se fassent coincer par leurs propres collègues grâce à des appareils de détection ou je ne sais quel autre système. Je sais que les travailleurs qui travaillent dans les mines sont soumis à des fouilles peu importe qu’elles soient manuelles ou électroniques.
 
Comme le stipule l’article de « Le Potentiel » qui a suscité la présente réflexion, il appartiendra à notre justice tant civile que militaire de prendre des sanctions exemplaires contre tout individu qui se fera prendre. Les mesures devraient encore être plus sévères lorsqu’il s’agira de groupes armés ou d’autorités quelconques.
 
Le président a pris une importante et judicieuse décision. Il appartient à présent aux ministres de la Défense nationale et de l’Intérieur ainsi qu’aux gouverneurs de provinces de prendre leurs responsabilités.
 
Finie, la rigolade !

À demain!

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