Dégueulasse!

Publié le par Célestin S. Mansévani

Dégueulasse !

Autres cieux, autres mœurs!  En Afrique, les animaux domestiques ont leur petit coin. En Occident, c’est tout le contraire. L’isolement fait que beaucoup de citoyens adorent avoir des animaux de compagnie. Certaines personnes développent même avec ces bêtes des relations privilégiées. J’ai vu une dame manger une crème glacée, la tendre à son clébard qui l’a lapée, la reprendre pour la sucer à nouveau. La scène s’est répétée plusieurs fois jusqu’à ce qu’Il n’y ait plus de crème.  Une autre fois, je surpris une vieille dame maigrichonne qui promenait ses trois gros  bergers allemands en laisse. Lorsque ceux-ci croisèrent une chienne qui marchait sur l’autre trottoir aux côtés de sa maîtresse, ce fut le bordel, chacun des trois cerbères voulut s’élancer en même temps vers la femelle en question pour en être le premier occupant. La pauvre dame, qui les retenait, fut en nage, ayant perdu le contrôle de la situation. Elle glissa et tomba  sur ses genoux pendant que les chiens cherchaient à tirer profit de la situation. Elle faisait pitié ! Je n’eus pas le courage de lui porter secours de peur de me faire mordre. Quand trois gros toutous en manque de sexe sont si déchaînés, autant s’abstenir de toute intervention. Je poursuivis donc mon chemin.  Bon. Ces deux scènes insolites furent  juste des aventures d’un jour.  Mais, dans ma vie quotidienne, j’ai observé tant de situations apparemment anodines comme celle de personnes qui, après avoir caressé les pattes de leur chien,  vont serrer des mains de visiteurs ou manger un fruit  sans se laver les mains. Quand je songe au nombre de bactéries que ces chiens ramassent en se promenant dans la rue, je me dis que ç’a n’a aucun bon sens ! Enfin ! Les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent jusqu’à s’exposer à de nombreuses insouciances dont celle-ci n’est qu’un exemple. Dès lors, pourquoi nous étonnons-nous que nos urgences soient souvent engorgées ?

Là où le bât blesse particulièrement c’est lorsque des gens, qui font prendre une marche à leurs chiens, laissent ceux-ci déféquer en pleine rue sans se donner la peine de ramasser les excréments de ceux-ci. Il y a vingt cinq ans, lorsque j’ai séjourné pendant deux ans à Paris, la cime de nombreux arbres supportait de ces excréments et j’avais envie de vomir. La situation, semble-t-il, n’a guère évolué depuis lors (voir Festival des crottes de chien et déchets d'hiver... publié par Cécile Gladel )
À Montréal, la situation était différente il y a vingt ans parce que les propriétaires de chiens nettoyaient les lieux après que leur chien se soit soulagé mais, de nos jours, on assiste à un certain laisser-aller d’autant que les chiens défèquent n’importe où sur le trottoir parfois même devant des résidences privées, obligeant les propriétaires de celles-ci, qui constatent les dégâts plus tard,  à faire le nettoyage à leurs corps défendant. Avant-hier, je m’apprêtais à pénétrer dans une grande épicerie pour m’approvisionner. Devant moi, un chien attaché s’est mis à déféquer et c’était gros ! J’en ai eu haut le cœur. Une fois que je me suis retrouvé à l’intérieur, j’ai fait la remarque à une des caissières. Le propriétaire du chien a été interpellé. Il semblait complètement s’en foutre !

Je veux bien que les gens montrent de l’attachement envers ces animaux si chers, allant même jusqu’à leur aménager des cimetières comme à des hommes. C’est cela la liberté. Mais la liberté d’un chacun ne s’arrête-elle pas là où commence celle de l’autre ?

Les êtres humains ne se cachent-ils pas  dans des lieux d’aisance ? Matthieu 15 versets 16 Et il dit : Et vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence ?17 N'entendez-vous pas encore que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, et passe ensuite dans le lieu secret ?

Je crois qu’il est temps que les autorités compétentes prennent leurs responsabilités à ce sujet.  Faudrait-il laisser notre ville se dégrader davantage ? J’espère qu’il existe une patrouille spéciale d’agents à vélo pour sanctionner les  propriétaires de chiens inciviques comme c’est présentement le cas  à Paris si l’on se fie à l’article ci-dessous ?

Les Français marchent dans la crotte de chien

Publié le par Raymond Viger

 La municipalité de Paris ne s’est pas contentée de cette petite superstition. Pour essayer d’enrayer le phénomène elle a mis sur pied une brigade chargée de traquer  les incivilités. Ces messieurs sont donc chargés, entre autre, de guetter les chihuahuas pendant la grosse commission et d’amender leur propriétaire en cas de non-ramassage. Autant vous dire que ces agents municipaux ne chôment pas.

Si une telle brigade n’existe pas chez-nous, il faut l’instituer ! Si ce n’est déjà fait, qu’attend la Ville de Montréal pour emboîter le pas à la Ville-Lumière ? Ce n’est pas parce qu’on n’a pas Les Champs-Élysées, la Place de la Concorde, la Tour Eiffel, le Panthéon et le Château de Versailles  qu’on a le droit de tolérer la saleté ? Peut-être faudrait-il trouver une formule plus originale consistant à  construire des toilettes publiques pour chiens à tous les deux ou trois coins de rues ?

Ce qui souille nos yeux, nos pieds, notre environnement et notre subconscient, ce sont ces crottes de chiens intempestives. C’est vraiment dégueulasse ! Qu’on nous en débarrasse !

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