RD Congo- Bas-Congo: la Belgique a échoué
J’ai essayé d’imaginer le sort des populations de cette entité provinciale de notre pays si elle se trouvait dans un pays industrialisé. Vu sa taille au plan de la superficie, j’ai constaté que la sienne et celle de la libre Belgique, notre ancien pays colonisateur, pouvaient aisément se comparer. Je me suis basé sur des données de 1998. Je me demande si les spécialistes ne se donnent pas la peine de faire des mises à jour régulières. Peu importe. Il n’y a pas eu de grands changements de toute façon. La Belgique a une superficie totale de 30 528 km² ; celle du Bas-Congo est de 53 920 km². Donc, la Belgique peut entrer près de 2 fois dans le Bas-Congo.
Si je compare la densité de la population entre les deux, la Belgique a compte 10 666 866 habitants., soit une densité de 349 hab./km2, alors que la province congolaise compte 2 835 000 habitants et a une densité de 52,58 hab./km². Sur le plan de la population donc, la Belgique compte 5 fois plus d’habitants que le Bas-Congo et sa densité est 10 fois supérieure.
Ces différences s’expliquent par le fait que la Belgique compte de nombreuses villes Bruxelles, Liège. Louvain, Anvers, Bruges, Gand, Arlon, Namur, Mons et autres alors que chez-nous, à part Matadi, il y a juste Boma et Mbanza-Ngungu qui peuvent être considérées comme des villes. Les autres localités, chef-lieu de district ou de territoire, telles que Madimba, Inkisi, Kimpese, Banana, Moanda, Songololo, Kasangulu, Luozi, etc. n’en valent pas la peine.
Quand on se promène en Belgique, on se rend compte que les villes et localités ne sont pas très éloignées les unes des autres et que, qui plus est, les liaisons routières et ferroviaires sont très développées, ce qui n’est pas le cas pour nous.
De ce point de vue, je considère que la Belgique n’a pas joué pleinement son rôle. Le Bas-Congo, malgré sa petite étendue, n’est pas du tout moderne. Des coins tels que Luozi, Ngidinga, Ngeba, Lemfu, Kitobola, Gombe Matadi, Songa-Lumueno, Songa-Lumueno, Kipako, Kasi, Luvaka, Nkolo, Kimpangu et autres sont privés de routes asphaltées, d’électricité et d’eau courante.
Bas-Congo : Carence d’eau potable à Madimba
Heureusement que, à l’époque, grâce à son chemin de fer et à ses gares disséminées tout au long de celui-ci, l’OTRACO (Onatra) a laissé un semblant de développement. Sans quoi, on se serait retrouvé comme à l’époque de l’Europe au Moyen-Äge…
Le Bas-Congo est l’une des provinces qui ravitaillent Kinshasa en produits agricoles et maraîchers, le gibier et le poisson provenant plus de l’Équateur et de la province orientale, mais, quand je considère les ressources naturelles du Bas-Congo, je me rends compte à quel point elles ont été sous-exploitées. Pourtant, on peut y dénombrer les ressources suivantes : l’énergie électrique : barrage d’Inga, centrales de Zongo et de Nsanga, le pétrole de Moanda, le bois du Mayumbe, l’huile de Nkolo-Fuma, la canne à sucre de Kwilu-Ngongo, la farine de Moanda, le caoutchouc, l’élevage de Kitobola, sans compter le riz, le manioc, les légumes, l’arachide, le maïs, la banane et autres qui se sèment, se plantent et se récoltent sur toute l’étendue de la province.
Le Bas-Congo dispose aussi du grand port de Matadi et il regorge d’importants gisements de minerais, tels de l’or, le diamant, le mercure et d’autres qui n’ont jamais été exploités. On peut dire, sans risque de se tromper, qu’il s’agit là d’un scandale géologique.
Si je compare toutes ces ressources à cette de notre ancien colonisateur, je me rends compte qu’il n’existe aucune commune mesure. Si les Belges s’étaient donné la peine de moderniser le Bas-Congo comme ils l’ont fait avec leur propre pays, notre province serait un petit paradis.
Qu’à cela ne tienne ! L’heure n’est plus aux regrets, pleurs et récriminations. Nos élus provinciaux devraient profiter du vent favorable qui souffle présentement sur la RDC pour aller de l’avant.. J’en reviens toujours à mes thèmes favoris. Il faut rentabiliser l’hydroélectricité d’Inga, Inga... Ingeta. (les hydrocarbures de Moanda, les ports de Banana
RD Congo: port en eaux profondes (ainsi que les sites où sont enfouis nos minerais.
En attendant, il faudrait accroître la production industrielle et créer et implanter partout à travers la province des industries agro-industrielles :RD Congo: mécanisation agricole
RD Congo: moderniser le Bas-Congo (Cela créerait des emplois, attirerait les jeunes en régions, éliminerait la pauvreté et attirerait des investisseurs. Le problème crucial reste celui du financement. Mais il existe des banques et sociétés étrangères qui cherchent des débouchés.
Une mission d’hommes d’affaires grecs bientôt à Kinshasa Des compatriotes de la diaspora, disposés à investir au pays, ils sont aussi légion pourvu de leur en fournir le climat et les opportunités.
Je pense que le gouvernement provincial du Bas-Congo pourrait faire des appels d’offres. Il trouverait de nombreux preneurs assurément d’autant que la province est réputée paisible, rentable, qu’elle est accessible de l’océan par ses ports du Sud-ouest et qu’elle est reliée à Kinshasa par la route et le chemin de fer..
J’espère qu’il se trouvera, à Matadi, quelque oreille pour se pencher sur la question.
Kuna Bakongo kakutuka mazoba ko !
Merci de votre attention.
À demain!