Adieu nymphes !

Publié le par Vieuxvan

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Vendredi 30 Jeudi 29 décembre  2011

 

Grand Kalle - Independance Cha Cha - YouTube 

 

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Sénégal: Ces mangeuses d'hommes des temps modernes

 

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Adieu, nymphes !

 

La disparition de la diva Cesaria Evora nous a fait réaliser que le continent africain a perdu beaucoup de ces femmes qui ont laissé leur empreinte sur l’échiquier mondial. Cesaria n’a pas seulement été une artiste chanteuse mais une nationaliste qui a fait la promotion de son petit pays, le Cap-Vert, ancienne colonie portugaise.

Césaria Évora - Petit Pays

 

Avant elle, il y a eu Miriam Makeba, en Afrique du Sud, dont le message a été politique dans la mesure où elle a émergé et chanté au temps de l’apartheid :

De son vrai nom Zenzile Makeba Qgwashu Nguvama, chanteuse de world jazz, et activiste politique, naturalisée Guinéenne dans les années 1960, puis Algérienne en 1972, puis citoyenne d'honneur française en 1990, elle était parfois surnommée Mama Afrika. Bonne d’enfants puis laveuse de taxis, elle a été découverte presque par hasard par les Cuban Brothers. En 1956, elle écrit son plus grand succès, la chanson Pata, Pata, avec laquelle elle fait le tour du monde. Cette chanson sera d'ailleurs reprise en français par Sylvie Vartan sous le titre Tape Tape en 1980.

Miriam Makeba - Pata Pata

 

Elle fut contrainte à un exil qui durera 31 ans, en raison de son apparition dans le film anti-apartheid Come Back Africa du cinéaste américain Lionel Rogosin. A cette époque-là, le héros africain Nelson Mandela croupissait encore en prison et l’Afrique du Sud était encore sous le joug colonialiste. Miriam Makeba a toujours rêvé d'une grande Afrique unie. Pour son pays, elle exhortait ses frères Noirs au pardon. " Il faut nous laisser grandir. Les Noirs et les Blancs doivent apprendre à se connaître, à vivre ensemble. "Le 16 octobre 1999, Miriam Makeba a été nommée ambassadrice de bonne volonté pour la FAO.

Portrait Miriam MAKEBA - Ina

Miriam Makeba - Malaika

 

D’autres femmes africaines défuntes ont laissé leur marque. La première est  la chanteuse sud-africaine Brenda Fassie. Ses opinions tranchées et ses fréquentes visites aux bidonvilles les plus pauvres de Johannesburg ainsi que les chansons s’y rapportant lui ont conféré une popularité hors du commun. Elle chantait en anglais et en zoulou. Malheureusement, elle se mit à consommer de la drogue. Elle fut même internée pour désintoxication à une trentaine de reprises au cours de sa vie.

South Africa - Brenda Fassie - Wedding Day - YouTube

Il y a eu ensuite Aicha Dioubate. Celle-ci a eu à son actif deux albums.  "Son Cœur est monté" (1999) et " Sina Fé" (2004).

Guinea - Aicha Dioubate - Sinafe - YouTube

 

Vient ensuite la Malienne Ramata Diakité (1972-2009), connue pour ses chansons "Artiste" (1996) et "Na"(1997), confirmation" ( 2004).  Elle a enregistré celle-ci aux États-Unis l’album "Djonya" (L’esclavage). En 2006, Ramata Diakité produit un nouvel album, "I Danse". En 2008, le Bureau malien des droits d’auteur (BUMDA) lui décerne le prix de la meilleure artiste du Mali1.

Ramata Diakite - YouTube

 

En RDC, une des illustres connues est sans conteste la Togolaise Bella-Bellow qui  est venue nous éblouir au début des années 70. Ses chansons résonnent encore dans les oreilles et la mémoire de ceux d’entre nous qui les ont entendues et vues sur les écrans de Télé-Zaïre

Bella Bellow : trente-cinq ans après sa mort, que reste-t-il de la diva ...

TOGO Music -- Bella Bellow Rokia - YouTube

 

Au plan national, la RDC a connu de grandes chanteuses presqu’oubliées aujourd’hui dont Etisomba et Photas (African Fiesta) Mais, c’est Lucie Eyenga la plus célèbre. Elle a évolué avec le Rock-A-Mambo aux côtés de Grand Kallé, Tino Baroza et cie.  En tout cas, elle a laissé sa grande marque dans le pays :

Lucie EYENGA. 22 ans après sa mort, elle demeure la plus ...

 

Des titres comme Brigitte, Moninga na ngai, Bolingo la Joie, Georgette, Yaka mama, Di Moninga, etc. s’écoutent encore aujourd’hui avec émerveillement :

Lucie EYENGA. 22 ans après sa mort, elle demeure la plus ...

Lucie Yenga sings Astrid - YouTube

 

Après elle, il y a eu la venue d’Abeti Masikini, une fille qui est venue de Kisangani pour conquérir Kinshasa et le reste du pays. Ses œuvres ont fait tilt :

ABETI MASIKINI Titre Scandale de jalousie en 3D Dj omega bp ...

 

A la même époque est sortie Mpongo Love qui a, elle aussi, fait la pluie, le beau temps et le malheur des mélomanes de la RDC :

Mpongo Love - Trahison - YouTube

 

Il faut rendre hommage à toutes ces nymphes qui se sont surpassé à une époque l’émancipation de la femme africaine n’en était qu’à ses balbutiements. Elles sont décédées sans vraiment avoir tiré profit de leurs talents, comparées aux vedettes américaines et mondiales comme Beyoncé, Rihanna, Lady Gaga, Madonna, Amy Winehouse, Katy Perry et autres qui, elles, roulent sur l’or.

 

Le problème de l’Afrique, c’est le manque d’argent et de structures. La lutte continue. Meje 30, Vonga Aye, Baila Chante, Déesse, Jolie Deta, Faya Tess, continuent sur leur lancee. Coup de chapeau surtout à Mbilia Bel, Tshala Muana et Yondo Sister qui sortent du lot et continuent à garder le cap envers et contre tout.

 

La pensée du jour

  La fable du chêne et du roseau ne s’applique qu’à la tempête et non à la lave

 

Congo - Mbilia Bel - Naza

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