GentlemanGentleman Sam Mangwana accompagner de simaro "Faute ya co... Hier, je vous ai parlé de la Soirée anniversaire des 70 ans le Simaro Masiya Lutumba. J’ai revu l’entrevue que ce dernier a

Publié le par Vieuxvan

Gentleman

 

Sam Mangwana accompagner de simaro "Faute ya co...

 

Hier, je vous ai parlé de la Soirée anniversaire des 70 ans le Simaro Masiya Lutumba.

J’ai revu l’entrevue que ce dernier a livrée devant la caméra d’Antenne A au cours d’une émission intitulée « Ces années-là ». L’un des regrets qu’a formulés le poète, c’est de constater que beaucoup de nos archives sont disparues. Qui les reconstituera ? L’autre, c’est que nos jeunes musiciens actuels ne travaillent pas leurs œuvres à fond.

 

Le franc-parler de Lutumba s’est encore manifesté lorsqu’il a dit combien il tenait à la rigueur lorsque venait le temps de se choisir un chanteur interprète pour telle ou telle chanson. On ne peut pas lui en vouloir d’être exigeant. Tout bon artiste l’est. Il ne faut surtout pas confondre entre exigence et arrogance. Ici au Canada et aux États Unis, l’usage veut que, lorsque vous proposez une idée ou présentez un projet, vous soyez capable de vous « vendre ». Nous vivons dans un monde de compétition. Si vous saviez combien  les agents de joueurs et artistes « manigancent » pour démontrer que leur poulain est le meilleur. Ici, les demi-mesures n’existent pas : ou vous faites l’affaire et vous décrochez un contrat ou quelqu’un d’autre vous le rafle sous le nez tout simplement parce qu’il s’est mieux vendu que vous et a séduire ses interlocuteurs.

Nos compatriotes ont quelquefois des problèmes avec les Occidentaux  pour avoir voulu se montrer trop gentils. Je sais que nous tenons cette qualité de nos ancêtres. Mais il faut faire bien attention.  En pays capitalistes, c’est la loi du plus fort qui prime. Les gens vous diront « les affaires sont les affaires » Je le dis en connaissance de cause. J’ai connu des gens qui se sont vus débouter dans un tribunal parce qu’ils avaient fait preuve de gentillesse et s’étaient retrouvés devant des gars sans scrupules pour qui tous les chemins mènent à Rome.

 

Ce que Simaro a dit hier à propos de son inspiration est vrai. Moi aussi, il m’arrivait d’écrire des scénarios de Théâtre de Chez-Nous en m’inspirant du profil de tel ou tel rôle comédien. Si nous avons eu beaucoup de succès avec le groupe Salongo, c’est parce que nous savions tirer profit des talents et du brio de nos acteurs. À la longue, nous formions un groupe si solide les comédiens pouvaient aussi participer au casting et nous dire qui ferait mieux l’affaire pour tel ou tel autre rôle.

 

Lorsque Sam Mangwana a donné son point de vue sur les lacunes de notre musique actuelle, il est revenu sur le même problème du travail bâclé et vite fait de nos jeunes artistes. Je ne pense pas qu’il le faisait par arrogance ? Qui mieux que lui a su vendre notre culture aux autres pays? Il n’a dit que ce qu’il pensait ; son vécu personnel et son expérience militaient en sa faveur.

 

LA RDC, ce n’est pas que les musiciens et les autres artistes de tous bords. Il nous faut prendre conscience des milliers de gens talentueux qui peuplent notre pays en tous domaines. Dites-moi : combien avons-nous de médecins, ingénieurs, politiciens, scientifiques et autres  génies ? Il faut réveiller ceux qui dorment et les motiver pour qu’ils se découvrent et aient le goût de se surpasser.

 

Revenons à la musique pour dire que nul homme n’est irremplaçable. C’est pourquoi, il faut préparer la relève. Qui succédera à Lutumba et Mangwana quand ils ne seront plus ? Pourtant, ce ne sont pas les « surdoués » de la musique qui font défaut ? Est-ce faire preuve d’arrogance que d’inviter nos artistes musiciens à mieux travailler leurs chansons, comme le font et l’ont conseillé les deux géants de notre musique cités ci-haut ?

 

Personnellement, je me considère comme un progressiste.  Je suis nostalgique de notre passé glorieux bien sûr, mais je préfère vivre au présent et me tourner vers l’avenir. J’ai souvent prodigué des conseils à mes compatriotes musiciens. Je leur ai même déjà suggéré de composer une ou deux chansons en chinois pour tester le gros marché de la Chine populaire - des milliards de clients potentiels - ce qui pourrait faire d’eux des milliardaires. Est-ce que j’attends d’eux quelque chose en revanche ? Non ! Fais-je preuve d’arrogance ? Loin de là ! J’aime mon pays ; j’aime mes compatriotes.

 

En tout cas, je ne me lasserai jamais de faire rentrer dans la tête de nos musiciens que nous avons beaucoup de potentiel en matière de culture et que c’est à eux d’en faire la promotion comme le font si bien le poète Simaro Lutumba et le moraliste Sam Mangwana, de vrais gentlemen, de vrais patriotes !

 

J’ai vraiment hâte de voir surgir la relève.

 

Merci de votre bonne attention !

 

À demain !

 

 coeur artificiel ( simaro lutumba )

 

 

Commenter cet article